QUILLES · plateau

Le gaz de Lorentz, posé au sol. La plage est restée sur l'écran ; seul le chat passe de l'une à l'autre.

Le sable se pose…
Coup—
Étatà l'arrêt
Clavier—
Humeur—
Accord—
Dernière quille—
Marée—
Quilles—
Soir, Solidor—
Coût d'une image—
Images par seconde—
Pire écart—
Repeint du soir—

Jouer. Pose le doigt ou la souris sur le tapis : c'est là qu'est la bille. Tire en arrière et lâche, comme une queue. Plus tu tires, plus le coup est fort. Sinon le vent joue seul, et après chaque coup on laisse tout s'éteindre, puis le suivant repart.

En direct. Clique sur « Clavier en direct ». Tes touches frappent les quilles de l'accord en cours : toute note tombe sur la plus proche. La pression ouvre la basse et son liseré. En « Marée à la main », le glissé vertical du Seaboard fait monter la mer.

Les billes. La blanche est la vraie : elle seule fait tomber les quilles. La bleue et la violette sont ses fantômes, parties au même endroit à un millionième près : elles écoutent, sonnent à peine, et montrent le chaos qui les sépare.

La marée. Elle n'agit sur le jeu que d'une façon : son niveau règle le rayon des quilles, et donc les chocs. La règle de l'aquarium donne ce niveau, marqué par le trait rouge. La mer de l'écran et la lame sur le sol le suivent, et le dessus de la table monte exactement à la même hauteur que le trait, sans rien pour la porter, et la table est de verre : le faisceau la traverse. Cette lévitation est une image : elle ne change rien au cours des billes, mais la musique la suit. Plus la table monte, plus le poids de la basse reste en bas et plus les quilles s'éclaircissent ; à pleine mer, le coup suivant passe au champ ouvert.

Le soir. Le projecteur suit le crépuscule enregistré à Solidor le 18 juillet 2024, à l'aller puis au retour, sur vingt minutes. Décor : —.

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